Les Prix Boréal 2005

Montréal, 24 octobre 2005 — Le dimanche 23 octobre, les Prix Boréal de la science-fiction et du fantastique au Canada francophone ont été décernés par un vote des lecteurs pour la vingt-cinquième fois depuis 1980. La remise a eu lieu lors du vingtième-deuxième congrès Boréal, tenu grâce au soutien du Conseil des Arts de Montréal, du Conseil des Arts du Canada et de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Tous les ans, les Prix Boréal récompensent les meilleures œuvres dans les genres du roman, de la nouvelle et de l'essai. Il s'agit obligatoirement d'œuvres en français relevant de la science-fiction ou du fantastique, parues au Canada durant l'année.

Cette année, un ouvrage de science-fiction remporte le Prix Boréal dans la catégorie du meilleur livre (roman ou recueil). Terre des autres, un roman signé par Sylvie Bérard chez les éditions Alire, offre aux lecteurs une grande fresque extraterrestre dont les personnages déchirés entre des camps adverses parviendront à transcender l'hostilité implacable de leurs peuples respectifs. L'auteure avait déjà signé des textes situées sur le même monde, dont la nouvelle lauréate du Prix Boréal 2003.

Dans la catégorie de la meilleure nouvelle, les lauréats ex-æquo sont Mehdi Bouhalassa, pour sa nouvelle « Anne de la Terre » parue dans le numéro 148 de la revue Solaris, et Yves Meynard, pour sa nouvelle « À Yerusalom » parue dans le numéro 152 de la revue Solaris. Si Yves Meynard est un auteur chevronné, écrivain de longue date et récipiendaire de nombreuses distinctions, Mehdi Bouhalassa fait partie d'une nouvelle génération d'auteurs dont les textes sont en prise sur les dernières idées des sciences et des techniques.

Dans la catégorie de la meilleure production critique, Joël Champetier est honoré pour « Une histoire des trente premières années de Solaris », un article publié dans le numéro 150 de Solaris. Cet essai d'envergure retrace l'évolution de la plus ancienne revue francophone active de science-fiction et de fantastique, depuis ses débuts à Longueuil jusqu'à aujourd'hui.

Enfin, dans la catégorie du meilleur fanzine, Brins d'éternité de Mathieu Fortin a été plébiscité par un vote massif. Émanant de Trois-Rivières, ce périodique très personnel offre un banc d'essai apprécié à plusieurs jeunes auteurs et connaisseurs passionnés par les genres de l'imaginaire.